Accueil­Portail­FAQ­S'enregistrer­Connexion
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujetPartager | 
 

 BG ARIANE (CONNU)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Ariane



Messages: 61
Date d'inscription: 01/08/2009
Age: 29

MessageSujet: BG ARIANE (CONNU)   Lun 7 Déc - 4:03

Introduction HRP

Suite à nos discussions sur qui lisait ou pas les récits pour ne pas être tenté d'utiliser des éléments qu'ils ne sont pas censés savoir je refais un édit sur le BG d'Ariane
Ce qui est publié ici peut à ce jour être connu par l'ensemble des membres du groupe

Heidi


Dernière édition par Ariane le Dim 14 Fév - 20:37, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ariane



Messages: 61
Date d'inscription: 01/08/2009
Age: 29

MessageSujet: Re: BG ARIANE (CONNU)   Lun 7 Déc - 4:04

Comment je suis devenue Chevalier Hospitalier de Saint Hildegarde


Je ne me souviens pas avoir jamais eu d’autre volonté que celle de devenir un jour une héroïne.

Enfant, je passais des heures à m’imaginer devenue une fière chevalière courageuse et brave. Armée d’un balai comme épée et d’une planche comme bouclier, je faisais des passes imaginaires contre des ennemis et des démons redoutables tout comme les héros de mes livres de comtes.
Je n’en doutais pas : Tout comme eux, j’aurai un grand destin !

Si ma conviction était faite, ma naissance me promettait - A mon grand désespoir - un tout autre avenir que celui auquel j’aspirais.
Je suis le quatrième et le dernier enfant de Sir de Pelisson Camborieu, chevalier banneret du royaume Lyris. J’ai donc grandi dans le domaine familial, le domaine de Liévin, où tout dans mon éducation visait à me faire renoncer à l’idée folle de ne pas suivre la même voix que celle de mes sœurs. Et bien qu’elles semblent tout à fait satisfaites de celle-ci, je ne fus jamais capable de voir ce qu’elles pouvaient trouver de réjouissant à leurs vies qui pour moi n’étaient qu'ennui et soumission.
Eponine, l’aînée de la famille, avait quinze ans à ma naissance et venait de se marier avec un chevalier de vingt ans son aîné. Sa vie consistait à agrandir chaque année sa famille pour fournir des héritiers à son époux. L’année de mes huit ans, elle avait déjà six enfants et une telle fatigue qu’elle en était quasi hystérique. Aux dernières nouvelles, elle venait de mettre au monde son onzième enfant.
Clarence avait quatre ans de plus que moi. Dès qu’elle fut capable de marcher, elle ne cessa d’entretenir sa beauté et sa grâce dans l’unique objectif d’épouser un haut seigneur. Alors que je gambadais à la poursuite d’ennemis issus de mon imagination fertile, elle faisait milles courbettes devant son miroir dans des corsets trop grands pour elle qui n’avait pas encore de poitrine. Son ambition : séduire un haut chevalier voire - dans ses rêves les plus fous - le roi. Elle n’y arriva pas - et ne le rencontra même jamais - mais réussi tout de même à épouser un des Barons les plus importants du royaume. J’espère pour elle que cette ascension sociale la comble suffisamment pour oublier qu’il devient violent lorsqu’il boit.

Le seul qui - du moins dans ma candeur enfantine- prenait en considération mes rêves était mon frère Rodolphe. De six ans mon aîné, il était aussi mon idole. A ses douze ans, il devint page au château de mon père et je le suivais partout, tachant d’apprendre tout comme lui vu que je voulais moi aussi devenir chevalier. Il s’amusait énormément de ce qu’il considérait comme une douce utopie et, avec la cruauté propre aux enfants, me lançait des défis plus stupides les uns que les autres destinés – c’est ce qu’il me disait – à tester mon aptitude à devenir chevalier. Ma naïveté et mon admiration pour lui étaient telles que je ne refusais jamais. J’ai passé une soirée dehors à grelotter en chemise par une froide soirée d’hiver pour lui prouver mon endurance, je suis restée suspendue deux heures à la branche d’un arbre pour démontrer ma force ou, moins glorieux, j’ai vomi tripes et boyaux toute une nuit après qu’il m’eut défié de boire une louche pleine de liqueur de pomme. Les tours étaient pendables mais étaient loin d’avoir pour effet de me décourager car je réussissais souvent. Cela ne devait pas convenir à l’ego de mon frère, qui avait grandi dans l’idée qu’en tant qu’homme il pouvait accomplir des choses qu’une femme ne pouvait pas. A ses quatorze ans et à mes huis ans, la difficulté des défis qu’il me lançait était telle qu’il dut intervenir lui-même pour éviter que je ne me blesse après qu’il m’eut demandé de me lever sur un cheval en course. Lorsqu’il voulut stopper la bête qui m’avait désarçonnée quand j’ai essayé de me jucher sur son dos, il fut envoyé valser d’une ruade qui le laissa assommé quelques heures. Sans doute m’avait-il lancé ce pari stupide dans l’espoir que je renonce enfin et reconnaisse mon incapacité, oubliant par la même que j’aurai préféré mourir que de le décevoir. M’aurait-il dit de me jeter sous une calèche, je l’aurai fait sans hésiter !

Même si l’incident ne nous coûta que quelques bleus et contusions, il eut raison de l’indulgence de mes parents à mon égard. S’ils avaient toléré mon entêtement à préférer faire du cheval plutôt que de la tapisserie ou encore mis sur le compte d’un tempérament fougueux les nombreux accrocs dus à mes escapades sur mes vêtements neufs (qui du fait ne le restaient pas longtemps), ils ne pouvaient accepter que mon obstination ne mette en danger la vie de leur fils unique, seul espoir d’une extension de domaine rogné par la dot de filles à marier. Le fait que ce soit ce même fils qui m’ait mis en danger ne leur effleura même pas l’esprit et ni lui, ni moi, ne leur expliquèrent la source de l’incident. Rodolphe perdit d’ailleurs beaucoup de sa superbe à mes yeux lorsqu’il préféra garder le silence plutôt que de risquer perdre un peu de l’estime de mes parents.

Leur conviction étant faite que je ne serai jamais bonne à marier – ce fut la première et seule fois de ma vie ou nous partageâmes la même opinion à mon sujet – ils décidèrent de m’envoyer au couvent de Romchand. Si je ne pouvais pas honorer ma famille par mariage, je pourrais au moins la représenter dignement dans les ordres !


Dernière édition par Ariane le Ven 19 Fév - 16:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ariane



Messages: 61
Date d'inscription: 01/08/2009
Age: 29

MessageSujet: Re: BG ARIANE (CONNU)   Lun 7 Déc - 4:08

***


A huit ans, je rentre donc dans l’ordre de Clarisse, l’ordre des Dames Pauvres. C’est un ordre monastique attaché à l’église de Praïos, Seigneur de la lumière, Mentor et Champion des Édains.
Les journées démarrent à l’aube et se finissent au crépuscule, rythmées par les prières à Praïos, la lecture des textes religieux et les taches quotidiennes telles que le bêchage du potager, la traite des vaches, l’entretien des locaux…
Une vie d’isolement, loin des préoccupations des hommes, à prier pour le salut des âmes.

Une belle ironie pour moi qui ai trop exprimé mon opinion que celle que d’évoluer dans un univers ou les mots n’ont de sens que dans la prière. Nous ne parlons que lorsqu’il est nécessaire de le faire et toujours en économisant des mots qui ne seraient pas dédiés à la gloire de l’empereur soleil.
Si mes parents ont trouvé un moyen de me faire taire, mon ambition de devenir chevalière est toujours intacte. Au contraire, elle se trouve encouragée à la lecture de récits religieux tels que celui sur la vie de Sainte Catherine. L’histoire de son destin et celle des saintes de son clergé m’emmènent loin au-delà des murs derrière lesquels je suis enfermée. Et si je ne suis pas la plus douée pour apprendre et réciter mes prières – je n’ai jamais eu beaucoup de mémoire – je suis vite capable de réciter par chœur des extraits de « Sainte Catherine, libératrice des peuples d’Arda ». Pendant que j’œuvre à mes corvées, je me remémore encore et encore chaque récit des quêtes qu’elle a mené sur Arda pour la libérer des ténèbres, ce qui est d’ailleurs parfois la source de quelques étourderies. Il est évident pour moi que je dois suivre son exemple. C’est à moi, par ma volonté et mes actions, de devenir digne d’être au service de la gardienne de la liberté.
Nous sommes peu d’enfants et je suis une des plus jeunes mais aussi une des plus robustes. Désireuse de prouver et d’entretenir mes capacités physiques, je suis toujours volontaire pour les taches les plus ardues, les plus physiques ou les plus ingrates. Et puis, je dois l’avouer, elles me permettent également de pouvoir contempler le ciel et respirer de l’air frais. Si ma maladresse ou mes trous de mémoire lors de la récitation de nos prières me valent parfois quelques jours de jeune, ma ténacité est appréciée et m'amène quelques récompenses comme le droit d’accompagner l’intendante au marché pour l’aider à charger notre ravitaillement.

Les mois passent, et se transforment en une année, puis deux, puis trois. Ma foi se renforce de jour en jour, j’apprends à apprécier le silence et l’isolement m’est égal tant que j’ai de quoi penser. Cependant l’enfermement me pèse toujours. Les nones les plus expérimentées nous disent qu’à force de prières on ne réalise même plus ou l’on se trouve tellement on est dévoué à notre œuvre. J’ai beau essayer d’oublier les murs du couvent, je n’y arrive pas. Fidèle aux principes de Praïos et de Sainte Catherine, je ne me plains cependant jamais et je refuse, ne serait ce qu’un instant, de douter de mon avenir. Je sais qu’un jour ce n’est plus seulement par des prières que j’honorerai Praïos et Sainte Catherine mais en défendant le peuple par mon épée. Cette conviction est une lumière intérieure qui me guide jour après jour.
Après quatre ans à voir s’émietter la couverture du livre « Sainte Catherine, libératrice des peuples d’Arda » au fur et à mesure des mes lectures, les moinesses du couvent finissent par considérer que mon ambition de devenir chevalière est réellement une expression de ma foi (c’est du moins ce que je pense, elles ne s’en sont, bien entendu, jamais ouvertes à moi). Par un doux matin de la chevauchée de Dame Tinùviel, je suis convoquée dans le bureau de la chanoinesse du couvent. Trois femmes immenses à mes yeux d’enfants, vêtues d’une maille resplendissante, me jaugent du regard sans prononcer un mot.
La femme au centre, qui sera mon instructeur, acquiesce de la tête auprès du moine et prononce deux mots à mon attention :
- Suis-moi !

Je ne me le fais pas dire deux fois !


Dernière édition par Ariane le Ven 19 Fév - 16:12, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ariane



Messages: 61
Date d'inscription: 01/08/2009
Age: 29

MessageSujet: Re: BG ARIANE (CONNU)   Lun 7 Déc - 4:08

***

Par cette épée, et ce bouclier que je vous remets, vous devenez ce jour chevalière hospitalière de Sainte Hildegarde

Je réponds fièrement, droite dans le harnois que je porte pour l’occasion :

- Ingen Kodeord (Nul ne passe en Norsca phonétiquement écrit en Haut Gothic)

S’il est un souvenir que je ne me lasse jamais d’évoquer, c’est celui de mon ordination en tant que Chevalière Hospitaliere de Sainte Hildegarde à l’orée de mes dix sept ans. Sainte Hildegarde est une porteuse de lumière Asgardienne qui a su, lors de la guerre de la grande colère, attirer l’attention de Praïos par son courage. Elle a donc été ordonnée sainte bien qu’elle ne soit pas Edaine. Le cri qu’elle lança « Nul ne passe » alors qu’elle se plaçait sur le pont qu’elle défendit héroïquement contre les armées des Valaraukar est devenue notre devise, soulignée par l’épée. Le pont et l’eau rougie du sang de son sacrifice, notre symbole. Sur mon bouclier, cette devise et ce symbole sont l’expression de ma raison d’être. Celle que j’avais déjà, sans pouvoir la nommer, dans mes rêves d’enfant et qui a pris tout son sens à mon entrée dans l’ordre. 
Je me souviens parfaitement de mon arrivée. Une entrée peu glorieuse, coincée entre deux caisses de victuailles sur un cheval de bat. J’étais trempée jusqu’aux os par les pluies de printemps, et éreintée par deux décades de voyage. Un bon repas et une nuit de repos plus tard, je démarrais mon entraînement. Fort heureusement pour moi, j’ai toujours récupéré rapidement. Il vaut mieux être endurante lorsque l’on veut devenir chevalière hospitaliere. C’est par nos aptitudes de veilleurs et de défenseurs que nous honorons notre sainte.

 « La foi guide ma main. Ma main guide le bouclier et l’épée.
Ingen Kodeord »

Que ce soit dans les salles d’entraînement ou les salles de prière, j’ai passé cinq ans à appliquer ce principe qui pour tous les chevaliers Hospitaliers est un principe de vie. 
J’ai porté la maille des heures durant pour être à même de marcher ou monter à cheval sans gène. J’ai mille et une fois fait les mêmes mouvements à l’épée longue jusqu’à ce qu’ils me deviennent aussi naturel que de respirer. J’ai passé des journées entières à parer avec l’épée ou à bloquer avec le bouclier. J’ai travaillé inlassablement à augmenter ma résistance, mon agilité, ma force, pour être à même de protéger le peuple contre les ennemis de Praïos que je ne manque pas de prier dès que j’ai l’occasion de me reposer.

Cette ordination qui se clôture par la remise de l’épée et du bouclier, c’est plus que la fin de ma formation. C’est un commencement ! A dater de ce jour, j’ai l’honneur de représenter officiellement l’ordre de Sainte Hildegarde en tant que chevalière. Il ne tient qu’à moi, par la réussite de mes actions ou par ma mort au combat, de continuer chaque jour à mériter le titre que l’on vient de me remettre.
Et l’occasion se présente rapidement. Quelques heures à peine après mon ordination, la chevalière hospitalière Ingrid - l’instructrice qui est venue me chercher au couvent et qui a suivi toute ma formation – me fait convoquer.
Elle me dit avec la concision qui est sienne :

- Chevalière Hospitalière Ariane. L’ordre de Sainte Hildegarde vous affecte au service d’un seigneur allié qui régit un domaine au nord ouest de l'immense forêt d'Athel Loren. Vous ne serez pas de qui il s’agit, ceci est une affaire entre l’ordre et lui.
La personne qui vous accueillera se nomme Victor. Il sera votre responsable et vous proposera des missions à réaliser que vous serez libre d’accepter ou de refuser.
Sachez simplement que les missions que vous accepterez seront considérées par ce seigneur comme la représentation de l’engagement de l’ordre de Sainte Hildegarde à ses côtés.

Les plus belles félicitations que j’ai jamais entendues !


Dernière édition par Ariane le Ven 19 Fév - 16:14, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Ariane



Messages: 61
Date d'inscription: 01/08/2009
Age: 29

MessageSujet: Re: BG ARIANE (CONNU)   Jeu 10 Déc - 19:39

1. A la croisée de mon destin


Je me rends compte que ceux qui vont ouvrir le coffre dans lequel je renferme ces mémoires après ma mort - et j’espère qu’il y aura de nombreuses pages après celles-ci - pourraient si cela s’avérait être peu rempli, trouver présomptueux que j’y relate mon histoire.
Etant tenue au secret, je ne peux expliquer quels évènements m’amènent à penser que mon récit peut un jour devenir digne d’être lu. Tout ce que je peux écrire, c’est que durant mon service sous les ordres de Victor, j’ai fait une rencontre qui, je le pense profondément, est le signe que j’attendais pour savoir comment réaliser le destin d’héroïne que j'ai toujours ambitionné.

Mon quotidien ne va pas changer réellement pour le moment. Beaucoup de ce que je vais écrire va, je le crains, ne pas être de l’ordre de l’exploit. Au mieux la satisfaction d’avoir réussi une autre mission comme celles que j’ai déjà réalisées sous les ordres de Victor.
J’en ai fait quelques-unes unes au moment ou j’écris qui m’ont permis de tirer quelques enseignements.
J’ai pu constater que la diversité raciale et culturelle des personnes qui sont au service du mystérieux seigneur que je défends fait qu’il n’est pas toujours facile de savoir comment procéder pour que chacun puisse remplir son rôle au mieux. Dans mon groupe, nous étions plutôt nombreux. Il y a des chevaliers, des guerriers, des chasseurs, des Edains, des Barbares, des Atlantes… je crois que toutes les classes et peuples sont représentés. Il y a même des sorciers !
J’ai beau me méfier de ceux qui ne vénèrent pas Praïos, je suis bien obligée de me fier à leur jugement sur certaines décisions – même si je ne peux pas parler de confiance – car, j’ai pu le remarquer, l’ensemble de nos qualités est nécessaire pour la réussite de nos missions.
Pour l’instant, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Nous avons assuré la sécurité d’un chargement qui devait être amené dans une des grandes villes du royaume. La mission s’est révélée sans encombres autres que l’attaque d’un griffon lors de la traversée de la forêt mais elle nous prit beaucoup de temps., Nous avons ensuite mené une expédition contre des Wargs qui menaçaient un des villages sur les terres du seigneur. Rien de bien remarquable sinon la recrudescence d’évènements étranges dans la région et d’attaques hostiles.

Ceux qui pratiquent l’astrologie disent qu’il est inscrit dans les étoiles que le temps d’un changement majeur est arrivé. L’époque actuelle est une époque incertaine où l’avenir est en train de se jouer et, sans nul doute, la mort de l'Écclésiarque du levant et l'avènement de l'ancien Écclésiarque du couchant là ou il y en avait deux en est le signe le plus marquant. J'ai, à cette occasion, été convoquée à Eshnar, la capitale du Lyris.
Ces journées de peine ont été éclaircies par l'adjonction d'une écuyère. Elle s'appelle Erika, c'est une carmélite de Sainte Catherine. Bien qu'elle ait à peine quinze ans, son intelligence lui a permis d'apprendre à manipuler mon harnois en quelques heures ! Si cette armure est celle qui me protège le mieux, elle est très encombrante et difficile à mettre sans aide. Erika est très douée pour la médecine et les sciences. Je suis vite perdue quand j'essaye d'avoir des discussions trop savantes avec elle mais j'apprécie d'avoir une écuyère d'une telle qualité. Je ne doute pas qu'elle deviendra rapidement une mère et j'ai à cœur de la préserver des dangers de mes futures aventures. Surtout qu'elle est très petite et fluette et visiblement mal à l aise dans son armure.

Je ne suis pas revenue au camp à mon retour d'Eshnar. J'ai me suis rendue avec d'autres religieux aux ruines d'Evereska qui appartiennent au seigneur. Ruines ou d'autres évènements inhabituels se sont produits, ce qui a confirmé mes premières impressions.
Des tribus d’hommes bêtes semblent se regrouper et avoir pour but d’attaquer les terres du seigneur. J’ai aussi entendu parler d’elfes qui menacent les terres. Un groupe de pisteurs et d’éclaireurs partis en forêt pour repousser les elfes a d’ailleurs fait la rencontre des deux : les elfes combattant notre groupe et les hommes bêtes qui eux même combattaient les elfes et nos troupes. J’étais restée au camp principal mais certains des membres de mon groupe, partis en renfort sur cette mission, me l’ont raconté.
De plus, ceux de mon groupe qui sont Hysnatons - personnes qui ont le sang de deux races différentes - et qui ont une partie bête en eux ont eu, il y a peu, des comportements agressifs. Heureusement cela n’a pas duré, mais c’est tout de même inquiétant.

Si je prend la peine de raconter ces évènements c'est qu'ils sont à l'origine de la rencontre qui motive ce récit.
J’ai eu, il y a seulement quelques jours, l’occasion d’avoir une explication sur les raisons de ces troubles. J’ai également eu l’opportunité de participer à l’écriture de l’avenir de notre peuple.
Il est de grandes causes à la source des petites. Je vais œuvrer directement pour la plus grande d’entre elle : Défendre et protéger la gloire de Praïos et de ses Eldars.
Je n’ai pas encore une vision certaine de ce qui se prépare et de ce que je vais pouvoir faire pour influencer le cours des choses, mais je sais que j’ai pris la bonne décision.

Demain, je vais changer de groupe. Je rejoins des gens qui ont fait le même choix que moi.
Un membre de mon groupe actuel les a d'ailleurs déjà rejoint. C''est un Thain Atlante. Un guerrier un peu étrange venu d’une île, comme un prêtre de chez eux sauf que c’est les éléments qu’il manie. Je n’arrive pas bien à comprendre comment il fonctionne. S’il a fait lui aussi ce choix, c’est qu’il doit avoir certaines valeurs.
Nos différences de cultures me font cependant présager que je vais trouver dans ce groupe des gens qui ont accepté ce que j’ai accepté pour des motivations différentes. J’espère qu’elles sont suffisamment puissantes pour les inciter à mener notre mission coûte que coûte.

Quoiqu’il arrive, je souhaite rester fidèle à mes préceptes :

« La foi guide ma main. Ma main guide le bouclier et l’épée.
Ingen Kodeord »
Revenir en haut Aller en bas
 

BG ARIANE (CONNU)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Terre de Légendes :: Roleplay :: La bibliothéque-
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet